Le slow living, un mouvement à adopter !

Samedi 9 février, les lyonnais avaient droit à une « douce parenthèse » organisée au MOB HOTEL de Lyon par Sophie, fondatrice de l’Agence Calissi & Lyon can do it et Elodie, fondatrice du Blogzine La Défripe. Cet évènement prônant le slow living réunissait toutes les générations.

Au programme de cette journée : un slow market avec épicerie zéro déchets, la vente de fleurs, de plantes et de légumes, la découverte de 16 talentueux créateurs, une friperie, des animations pour les plus petits. Enfin, des débats conférences ponctuaient cette journée placée sous le signe de l’art de vivre.

L’une d’entre elles m’intéressait particulièrement, puisqu’elle concernait la décoration. Parfaitement orchestrée par Elodie, la conférence réunissait face au public Marie Enes brocanteuse lyonnaise, Cécile Charoy designer céramiste et Bérangère Haegy décoratrice spécialisée dans la mise en scène végétale. Ces trois expertes du slow living venaient nous parler de leurs métiers, mettant en avant d’une seule voix le design éthique, les produits durables, l’artisanat et le savoir faire. Quelques mots revenaient plusieurs fois au cours de leurs discours : l’upcycling (donner une seconde vie aux objets), l’histoire des objets, ou encore la pérennité.

« La slow déco c’est une prise de conscience sur la consommation et le bien être » s’exprime Bérangère Haegy

Ébénistes, menuisiers, marbriers, céramistes sont autant de professionnels qui travaillent des matériaux nobles et durables et qui nous permettent de nous reconnecter à la terre ! Bérangère Haegy l’affirme, faire travailler un artisan ne coûte pas plus cher que d’aller se servir en grande distribution. Il faut combattre cette idée reçue. On aurait même tout à gagner en installant chez soi un meuble ou un objet unique, commandé par nous et fait spécialement pour nous. L’aspect sentimental n’aurait pas la même valeur ! La grande distribution nous conduit de force dans un cercle vicieux. Nous nous lassons plus facilement de ces objets tendances que tout le monde achète. L’envie de s’en séparer apparaît bien plus vite. Nous entrons alors dans une logique de consommation : acheter, jeter, racheter, jeter…

L’enchainement des tendances et le perpétuel renouveau des objets « désirables » nous fait oublier les éventuels dessous de la production et les conditions de travail des Hommes qui fabriquent. Au regard des informations dont on dispose… Un engagement humain à travers les matériaux que l’on consomme est plus que nécessaire ! Pour cela, chiner devient un jeu responsable. Marie Enes en a fait son métier. Vides greniers, marchés aux puces sont pour elle de véritables lieux de rencontres où l’aspect social, humain est plus que jamais d’actualité. « Ce n’est plus la brocante d’antan. S’il y a trente ans il s’agissait davantage d’un marché d’antiquité, aujourd’hui les brocantes sont populaires« . On vient chercher des objets qui ont une histoire et qui sont à milles lieux de l’obsolescence programmée. On les adopte pour qu’ils poursuivent leur vie ailleurs, auprès d’une nouvelle famille.

La designer céramiste Cécile Charoy apprivoise la céramique depuis 10 ans à travers diverses cultures et savoirs faire, car la céramique a traversé les époques et le monde ! En effet, la plupart des cultures l’ont travaillé et l’on retrouve aux quatre coins du globe des vestiges de poteries. Outre son aspect ancestral, elle a bien d’autres qualités ! Si elle est cassante, elle peut être restaurée et reste tout de même très résistante. Cécile réfléchit même à son utilisation pour la construction de mobilier urbain. Mais le matériau est aussi pérenne. Un facteur qui a toute son importance pour la designer qui s’est avant tout posée la question suivante : quels objets créer dans une société déjà saturée d’objets ? Son outil de prédilection ne crée pas de pollution et c’est là sa caractéristique la plus intéressante.

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Dernièrement, vous avez certainement entendu parler du wabi-sabi. Ce concept spirituel et esthétique japonais correspond en tous points à la manière de vivre évoquée aujourd’hui. Celle où l’on prend son temps ! Le wabi-sabi est basé sur la simplicité, la sobriété, la nature. L’altération causée par le temps n’est plus un défaut mais devient poésie et la beauté des éléments imparfaits nous fait vivre des émotions. L’art du kintsugi découle de cette mouvance. Il consiste à réparer les objets cassés en recouvrant d’or leurs cicatrices. Les fêlures sont ainsi mises en valeur de la plus belle des manières. Les objets réparés dans la technique du kintsugi sont extrêmement prisés. Et s’il fallait seulement réparer pour rendre les objets plus beaux encore ?

A méditer…

 

 

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